Commune de Cazoulès

La sonnerie de l’angélus s’adapte aux saisons

En juillet, la société sous-traitante qui gère l’horloge de l’église nous a suggéré d’adapter les horaires de l’Angélus du matin en fonction des saisons, comme beaucoup de communes le lui ont demandé.

L’argument de bon sens qui a prévalu était que beaucoup de personnes, en particulier les enfants, dorment les fenêtres ouvertes à cause de la chaleur ambiante et qu’il n’y avait pas de raison religieuses ou autres de battre les cloches à toute volée à une heure trop matinale.

A l’automne, nous reverrons, s’il y a lieu, les heures de l’Angélus (matin et/ou soir). N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.

Pour votre information, je vous mets ci-dessous un extrait du « code et langage des cloches » qui nous informe sur l’Angélus et ses coutumes.

« C’est l’heure de prier Marie (l’Angélus) Le synode de Roussillon tenu en 1027 institue une sonnerie du soir annonçant la Trève du Seigneur ou Paix de Dieu, mais la pratique ne se répandit que vers 1040. En 1095, au concile de Clermont, le Pape Urbain II institue la sonnerie de l’angélus chaque jour, à la tombée de la nuit, pour appeler le peuple à la prière. C’est surtout au XIIIe s. que se répand la pratique des trois Ave Maria. On dit que saint 2 La sonnerie pour les vignerons et les laboureurs./ C. Demay Bulletin de la société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne, 2e semestre 1887, p 129-147 7 Antoine de Padoue (1195-1231) la recommandait vivement. Réciter ces trois Ave, le soir après complies, en méditant sur le mystère de l’Incarnation : c’est ce qu’aurait proposé saint Bonaventure lors d’un chapitre de l’ordre des Frères mineurs, en 1269. La prière du midi fut ajoutée par le pape Grégoire IX en 1225. La pratique de la “sonnerie du pardon” peu avant celle du couvre-feu se développe sous l’impulsion du Pape Jean XXII qui rédige en 1318 la prière de l’Angélus que l’on connaît encore de nos jours. En 1456, le Pape Calixte III recommande de sonner trois fois par jour, perpétuant définitivement la coutume. Louis XI, dont la dévotion à Marie était grande, ordonna dans tout le royaume “qu’on s’agenouillât au son de midi pour réciter un Ave Maria en plus des sonneries traditionnelles du matin et du soir” (en 1472 ou 1475 selon les auteurs). Il existe encore plusieurs cloches en France qui n’ont cessé de sonner l’angélus quotidiennement depuis cette date. Dans les cathédrales, l’une des nombreuses cloches qu’abritaient leurs clochers était souvent dédiée à la sonnerie de l’angélus et portait le nom de “cloche de l’Angélus” (Saint-Lô, Strasbourg…) Encore actuellement, dans beaucoup d’églises paroissiales, la sonnerie de l’angélus a lieu trois fois par jour à 7h, 12h et 18h (mais les heures du matin et du soir peuvent varier d’une paroisse à l’autre ou selon les saisons) ; dans certains cas la sonnerie du matin n’existe plus pour préserver le sommeil des riverains ; dans quelques cas la pratique est réduite à la sonnerie de midi. Lorsque la cloche correspondante existe dans le clocher, on utilise de préférence le La. La pratique courante est la suivante : 3 tintements suivis d’une volée (1 cloche). Le tintement peut avoir lieu sur une cloche moyenne et la volée sur une plus petite cloche (cas de l’église de Saint-Cloud). On connaît quelques variantes dans certains villages : volée de 2 cloches, silence, volée de 2 cloches, tintement 3 coups, volée de 2 cloches (un village du Lauragais) ; à Espinas (Tarn-et-Garonne), on sonne une volée d’une dizaine de minutes entrecoupée à mi-temps par trois fois trois coups. A SaintVaast-sur-Seulles (Calvados), encore en 2001, on sonnait la petite cloche, puis la moyenne et la grosse : trois coups chacune et ensuite la moyenne cloche pendant environ quatre minutes, ou la grosse le week-end. A Montfermier (Tarn-et-Garonne), le sonneur commence par mettre en volée la petite cloche, fait ensuite trois coups avec l’autre corde reliée au battant, et met en volée la grosse cloche en tirant une quinzaine de fois »

Actus

Pin It on Pinterest

Partager

Avec vos amis.